transformation toile Azf de Sy.

soigner un traumatisme physique et sonore

 

"La déchirure

Symbolisant  le traumatisme sonore et traumatisme physique 
les deux explosions, déflagration des vitres, réseau téléphonique coupé
réparation : action de recoudre la toile par du fil de cuivre
le cuivre symbole de lien et de communication

SY."

 
 

La peinture, une destinée

 

Après avoir passé mon baccalauréat, je pensais que je pourrais m’inscrire facilement en faculté d’arts plastiques. Mais à l’époque, il y avait une sélection à l’entrée. J’ai insisté à trois reprises et j’ai profité de ces années pour « me promener » dans d’autres facultés : histoire de l’art et philosophie avec option philosophie de l’art.

 

Aux derniers examens de sélection, j’ai travaillé avec une amie dont le dossier de réalisation était plus maigre que le mien. Elle a été prise, pas moi ! Plus tard, j’ai appris que ce succès s’expliquait peut-être par le fait que l’un de ses parents soit professeur. Effectivement, sa mère l’était. Elle a peut-être été pistonnée. Quant à moi, je suis entrée dans la vie active avec rancœur…

 

Et puis comme par hasard (on dit souvent que dans la vie, il n’y a pas de hasard) j’ai habité de nombreux logements d’un genre plutôt particulier.

 

Le premier d’entre était l’appartement d’un potier à Cahors. Cet homme avait une galerie à Saint Cyr Lapopie. Ce n’était pas un potier ordinaire : il réalisait des toiles sur de la terre armée. Il avait créé sa propre technique et elle lui permettait de vivre de son art.

 

Ensuite, j’ai été la voisine d’un peintre dans une ville à côté de Figeac. Je peignais dans son atelier ce qui étonnait tout le monde car il avait la réputation d’être un solitaire à la limite de la misanthropie.

 

 

De retour à Toulouse, je cherchais un appartement en plein centre avec jardin tout en craignant de ne jamais pouvoir trouver ce que je voulais à cause du prix du loyer. A force de recherche, j’ai finalement emménagé juste derrière l’atelier d’un peintre côté ! Je ne l’ai appris que plus tard lorsque les gens se sont, une fois encore, étonné que celui-ci m’accepte dans son atelier. Il faut croire que la peinture était ma destinée…